vendredi 23 octobre 2009

Mois de l'Economie Sociale et Solidaire

Novembre est traditionnellement le mois de l'Economie Sociale et Solidaire, et je vous invite à visionner le clip officiel (réalisé par mon amie Julie d'Econovia)

A cette occasion, deux rendez-vous à noter pour les nouvelles pratiques financières qui accompagne l'économie sociale et solidaire:

- Babyloan organise le 7 et 8 novembre 2009, les Rencontres Babyloan au jardin d'acclimatation.



- Un BarCamp Finance Ethique à la Cantine le Samedi 21 Novembre (sponsorisé par J Epargne utile)


A vos Agenda, j'espère vous rencontrer au BarCamp...

mercredi 7 octobre 2009

J'epargne utile

April Group, un service de courtage, courtier en assurance, s'engage dans les nouvelles pratiques financières: la finance éthique et l'utilisation d'outils sociaux.

Après un partenariat avec Monabanq, sur un pack crédit auto et assurance qui les positionnait comme acteur de l'assurance en ligne, April Group lance un courtier en ligne dédié à la finance responsable J'Epargne Utile, conciliant finance éthique et pratique collaborative (blog, twitter et même un wiki de la finance responsable)



Ca fait plaisir de voir que ces pratiques transpersent enfin malgré la conservatisme français en matière de finance.

vendredi 2 octobre 2009

Les bilans bancaires sont menacés

Dans cet interview (en suisse allemand) Konrad Humler, associé de Wegelin&co, vénérable institution financière qui a traversée les époques, nous explique que le concept de bilan bancaire est menacé par les nouvelles pratiques qui émergent sur Internet, en particulier le P2P lending ou prêt de particulier à particulier.



Selon lui, la source d’inefficience principale du système bancaire actuel, est l’image de l’Etat comme prêteur de dernier recours, les banquiers savent qu’ils pourront faire porter leurs erreurs à l’Etat et donc aux contribuables.

Mettre en relation les marchés de capitaux et les emprunteurs via des plateformes financières électroniques, peut éventuellement représenter une alternatives plus efficiente pour l’allocation de capitaux.

Après une crise, on doit réfléchir à ce qui n’a pas bien fonctionner et identifier quelles modifications structurelles apporter. Quelle est la fonction systémique des banques dans l’économie :
- transformation d’échelle
- transformation du risque
- transformation des durées

Pour l’obtenir, de manière classique, on utilise le bilan bancaire, mais ne serait-ce pas envisageable de le réaliser différemment via Internet dans un avenir… très proche ! Cela peut en effet aller très vite! Les grandes banques, dépendantes de l’Etat seront assez inefficientes, et l’allocation de capital prendra les chemins les plus rapides.

Internet a déjà largement modifié en profondeur d’autres secteurs de flux, comme le transfert de marchandise B2B, et il n’y a aucune raison qu’il n’impacte pas tout autant les marchés de capitaux. Les freins de se développement sont principalement les caractéristiques propres du secteurs bancaires : un secteur sévèrement régulé et cartellisé.

Les structures actuelles vont se défendre, et il sera intéressant de voir dans quelles espaces ces nouveaux systèmes vont pouvoir s’installer et si ils vont se trouver aussi régulés. Pour se défendre, les banques vont en appeler à la régulation. Cette nouvelle concurrence est cependant une opportunité pour les banques de repenser leurs structures et leur processus.

Non seulement les banques, c’est une invitation aux états et à la société de réfléchir en quelles mesures nous pouvons garantir des schémas qui s’exposent à trop de risques, et donc l’organisation de notre économie.

lundi 14 septembre 2009

A P2P lending service in a cooperative banking world

Published by Wiseclerk
The main specificity of the French banking landscape is the important credit union culture. France has a strong history in cooperative banking, which gave birth to today’s important French banks as Credit Mutuel for example.

Will this history have an impact on the P2P lending development in France?

It’s interesting to notice, that the first P2P lending service in France, FriendsClear, just inked a partnership with one of these cooperative banks: Credit Agricole, a former farmer cooperative which evolved into one of the main modern global banking players.

At the end of this year, thanks to this partnership and the bank license, FriendsClear will be able to open a genuine crowdfunding P2P service for very small businesses. I will come back in a later post on the details of this partnership and how the service will be provided; I just wanted to underline the specificity of the French Banking landscape and the credit union culture for P2P lending.

For FriendsClear’s Founder, Jean-Christophe Capelli, it makes no doubt that it has a strong positive impact. “I see a very bright future for P2P lending around the world, but especially in France, where we have a cooperative banking culture” he declares, and French banks seem intrigued even interested in this new practice. “It reminds them of their origin, when farmers got together to help one of them buy a plough or a youngster to settle. With P2P lending we are in very similar model, which has probably been neglected over time. It reminds them of their values of solidarity.”

Thus, about the actual #bankbloggerfight between James Gardner and Chris Skinner to know whether P2P lending is disruptive for the banking industry, Jean-Christophe sees it very differently in France: “it is reflecting their own image, where they have arrived, and whether they are still relying on their founding values. In this case, the disruption will much more be on the image they want to send out, on their marketing, and further on their DNA.”

Having contacted several French banks to build this partnership, Jean-Christophe noticed a strong interest in P2P lending: “the innovation manager of a big bank, showed me the strategic road map for 2012 and they targeted a strong presence in P2P lending”.

FriendsClear doesn’t fear competition, though, quite the contrary, they’re looking for it: “the most important part in our business today, is to spread the word. You don’t wake up in the morning, thinking, I’m going to take a P2P
credit. The way to approach finance should evolve, and we need to get away from the idea that the best way to manage money is to take a revolving card. If there were a couple of other serious P2P services, we could reach a far more important part of the French population and let the usage evolve more quickly”.

For the moment, the only competitors to FriendsClear would be banks. Butthey are actually not targeting the same population, and that is probably why banks will want to get into P2P lending to access this new fringe of the market: “if the Credit Agricole has been so keen on working with us, it’s because they realized that, with their current offer, the very small businesses were not addressed. With P2P lending, they see a way of enlarging their offer to this population.”

Even if France is very late in providing a genuine P2P service, the specificity of the French culture could accelerate the market penetration.

mercredi 2 septembre 2009

Petits prêts entre amis

De nouveaux sites internet mettent en relation prêteurs et emprunteurs sans passer par les réseaux bancaires traditionnels.




Apparu aux Etats-Unis en 2005 avec le site Kiva (http://www.kiva.org/) le microcrédit "peer to peer" (de particulier à particulier) permet à toute personne disposant d'un accès Internet et d'une carte bancaire de prêter de l'argent à taux zéro à des micro-entrepreneurs originaires de pays en voie de développement. Le premier site français de ce type, Babyloan (mini prêts), créé en septembre 2008, a été présenté lors des premiers Green Dating.
"En huit mois, nous avons enregistré 250 000 euros de prêts de la part de 3 500 internautes. Le prêt moyen est de 65 euros et dure six mois. Ces microcrédits ont financé 850 projets dans les pays du Sud", détaille Arnaud Poissonnier, le fondateur du site. Fidèle au principe du microcrédit, Babyloan prête à des personnes pauvres, exclues du crédit bancaire traditionnel, dont les photos et les projets sont affichés sur le site. "Nous sélectionnons rigoureusement les institutions de microfinance qui sont nos partenaires sur le terrain, car ce sont elles qui reçoivent l'argent des babyloaniens et le redistribuent aux entrepreneurs. Le taux de perte sur nos crédits est particulièrement faible: autour de 2,8%", souligne Arnaud Poissonnier.

Face au succès de Babyloan, d'autres sites ont tenté de surfer sur la vague du microcrédit peer to peer. "Certains ont essayé de faire du prêt rémunéré mais ils ont été fermés. Par ailleurs, le microcrédit peer to peer ne s'entend, pour l'instant, que dans un échange Nord-Sud. En France, les institutions de microfinance se refinancent obligatoirement auprès des banques", précise Arnaud Poissonnier.



Pourtant, plusieurs sites non-bancaires proposent un accès au crédit entre particuliers. Friendsclear (http://www.friendsclear.com/), lancé en novembre 2008, mise pour cela sur les liens familiaux et la solidarité entre amis. Le site ne prête pas d'argent mais accompagne juridiquement les personnes qui se connaissent et souhaitent s'accorder sur un prêt. "Nous les aidons à définir la durée, le taux d'intérêt et surtout à rédiger une reconnaissance de dette", précise Jean-Christophe Capelli, cofondateur du site. L'emprunteur bénéficie souvent de conditions plus avantageuses que dans une banque, et le prêteur d'une garantie de remboursement. Le site prélève une commission de 10 euros sur chaque contrat.



Dans le même registre, Capangel (http://www.capangel.com/) fait appel aux réseaux sociaux pour financer des projets d'entreprise. Sur ce site, tout entrepreneur peut présenter son business plan, déterminer son besoin de financement, et inviter les membres de son réseau (Facebook ou autre) à investir dans son entreprise. Cap Angel se charge de la collecte des fonds sur lesquels il prélève une commission de 6%.

Alors que les banques traditionnelles ont perdu en partie la confiance de leurs clients dans la crise, le web est en train d'inventer de nouvelles solutions de collecte et de redistribution de l'épargne. Selon une étude du Gartner, cabinet d'analyse américain spécialiste du secteur des nouvelles technologies, les plateformes de prêt en peer to peer détiendront 10% du marché du conseil financier et du crédit aux particuliers en 2010. De quoi aiguiser les appétits, parfois voraces sur Internet.

Extrait du JDD

mardi 9 juin 2009

Monnaies complémentaires : La résistance s'installe

Vous avez surement entendu parler au moins une fois de e-gold, un système de payment en ligne en monnaie convertible en or.
Une excellente initiative, mais qui ne pouvais qu'échouer, car si le gouvernement n'autorise pas l'utilisation de l'or physique comme monnaie, pour assurer le monopole de la monnaie fiducière, il n'allait pas l'accepter en ligne non plus.

Tant qu'e-gold était marginal, on fermait les yeux, mais dès que ce système a pris de l'ampleur, les services secret s'y sont attelés pour fermer le service.
Les raisons ne manquaient pas, car la législation en la matière est très fournie : e-gold a donc été considéré comme un moyen de transfert d'argent qui ne respectait pas la reglementation en vigueur. L'erruer aura peut-être été de laisser l'utilisateur anonyme, la porte ouverte à tout transfert crapuleux et autre blanchiment.


Malgrès ses ennuis avec la justice, le fondateur Jackson ne baisse pas les bras, et s'attelle maintenant à obtenir les bonnes autorisations, comme il décrit sur son blog.
La principale résistance à la finance 2.0 sera définitivement la législation.

mardi 2 juin 2009

Next Banking Conference

The 16. June 2009, the Next Banking conference will be held in Berlin about :

"What are the new succesfull banking businessmodels ?
How to integrate digital trends into operational community based business models for banking services ? "


This event is organised by Viktoria Trosien (tiburon-tv) and Martin Ciesielski (Medienmosaik)

Thorsten Hahn from the BankingClub will moderate some of the talks.

- Viktoria Trosien and Martin Ciesielski will have prospective look into the new banking trends;

- Bank players (Sparkasse, GLS Bank) will have a best practices review;

- We are looking forward on the German new players - Alexander Artopé from the P2P lending plateform smava and Matthias Kroener from the Fidor AG - who will explain the new pathes

- Willi Schroll, a prospectivist from from strategiclabs, will ask why we actually need banks in the 21st century, a review of the whole money and trust concepts.

More informations (in german) on the website, or in this document

Unfortunatly, I won't be able to assist, but I expect interesting feed-back, and we will hopefully meet most of these german players, in october, for the BarCampBank Germany